A Philémon - Réflexions sur la liberté chrétienne (2019)

Editeur: Les éditions du Cerf (31 janvier 2019)
Pages: 60 pages
Format: ePUB, PDF, Doc, TXT, MP3
Langue: Français
Descriptions de livres
La grande voix émergente de la spiritualité aujourd'hui nous invite à un nouveau voyage aux sources de la Vie et de la Liberté.

Qu'est-ce qu'un chrétien est obligé de faire ? Qu'est-ce qui lui est interdit ? Et qu'est-ce que cela signifie pour ceux qui ne croient pas ? La morale a aujourd'hui mauvaise presse, mais ce questionnement est plus présent que jamais. Les prêtres le savent bien, à qui on ne cesse de poser ce genre de questions. Ceux qui les posent ne sont pas des névrosés, mais des personnes estimables – croyants ou non croyants – qui s'efforcent de bien vivre, de bien faire, et qui pour cela se débattent de leur mieux avec le grand bazar contradictoire de leurs désirs, de leurs convictions, de leurs attachements, de leurs devoirs, de leurs envies, de leurs fatigues, s'efforçant de faire rentrer le réel compliqué dans des catégories simples : le permis, le défendu, l'obligatoire.

Dans un des livres les plus courts de la Bible, la lettre qu'il écrit à son ami Philémon à propos de la liberté d'un esclave, l'apôtre saint Paul ouvre pourtant un tout autre chemin : celui d'une authentique et exigeante liberté, sous la conduite de l'Esprit Saint.

C'est ce chemin magnifique que ce livre redécouvre.

Dominicain vivant au couvent du Caire, Adrien Candiard est notamment l'auteur de Veilleur, où en est la nuit ?, Comprendre l'islam, ou plutôt : pourquoi on n'y comprend rien, et Quand tu étais sous le figuier... Il est l'une des voix majeures de la spiritualité d'aujourd'hui.

Prix de la liberté intérieure 2019.

Prix de littérature religieuse 2017 pour
Veilleur, où en est la nuit ?

Commentaires

le livre s'adresse à un public très large. Il offre une réflexion sur la liberté chrétienne en cinq chapitres assez courts. A mon grand étonnement, le quatrième offre une explication dépassée, voire légèrement machiste de la péricope de Marthe et Marie en Luc 10, 38-42. L'auteur a sûrement fait des études de grec biblique mais n'a pas dégagé le sens de diakonia (service) qu'on trouve chez Luc et dans les Actes des Apôtres au chapitre 6 lorsque ce même auteur relate l'institution des diacres.
Un autre livre "Une bible des femmes" fait une exégèse tout autre. En voici un extrait des p 84-85 :
"La découverte: Marthe ne sert pas un repas
Mais en regardant de près le texte biblique, nous découvrons qu'il est encore plus révolutionnaire.
Marthe est stressée par les multiples soins qui font partie de son « service ». Mais un repas pour Jésus demandait-il tant d'affairement ? Non ! L'on comprendrait donc qu'il dise à Marthe : n'en fais pas tant pour moi ! Mais sa réponse est plus fondamentale. Grande fut la surprise des théologiennes qui reprirent le texte original en grec. Elles découvrirent qu'il n'est pas question d'intendance ni de repas dans ce texte ! Elisabeth Schüssler Fiorenza met en valeur la découverte qu’en grec, ce qui est traduit par le «service» est la diakonia ... qui signifie aussi: un ministère! Si un aspect du terme diakonia évoque bien le service domestique, tâche classique des femmes, ou plus largement les tâches diaconales et caritatives, l'autre aspect (que l'on trouve notamment dans Ac 6) est celui de la proclamation chrétienne, qui était la tâche des hommes. Pour Schüssler Fiorenza, si Luc montre Marthe et Marie comme représentantes de deux «rôles» de disciples, ce n'est pas entre l'active et la contemplative, mais entre la diakonia et 1'« écoute de la parole». Car la « seule chose nécessaire » se réfère ici à des fonctions dans l'Église primitive et non à un
repas!
Son hypothèse est que le nom de Marthe était encore connu à l'époque de la rédaction de cet évangile (vers 70 apr. l-C.), puisqu'il est aussi évoqué dans l'évangile selon Jean, où elle apparaît également avec sa sœur et leur frère Lazare. Et peut-être était-elle connue précisément parce qu'elle exerçait un ministère dans la première communauté ? Une hypothèse serait alors qu'elle demandait en fait à Jésus que Marie s'associe davantage non au repas, mais à son ministère ! Une interprétation révolutionnaire..."
Le livre d'Adrien Candiard a le mérite d'être à la portée de tout le monde et de proposer une réflexion sur la liberté, valeur si actuelle !


5/5

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